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Da-Fresh

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da_fresh5Da-Fresh est aujourd'hui l'une des machines à tubes version "French Touch"

Quand on parle de toi, on pense tout de suite à « Fuckin Track », sorti sur ton premier album en 2002, « Supa Feeling », en pleine période French touch. Aujourd’hui, quel regard portes-tu sur cette période ?

En fait ça dépend, beaucoup de personnes me connaissent par « Fuckin track », mais beaucoup aussi par « Broken Dream » ou par « Spaghetti groove », ou bien par mes featurings avec Xenia Beliayeva. C'est très variable. Mais c'est vrai que ce morceau reste un classique, et on m'en parle toujours huit ans après, et c'est tant mieux. Tout ce que j'ai fait, je l'assume. Sans « Fuckin track », je ne serai pas là aujourd'hui.

Tu es sur scène depuis 1995, 15 ans ! Tu as été aux premières loges de l’évolution numérique. En quoi ta manière de mixer a-t-elle évolué ? Que penses-tu du tout numérique ?

Non, je suis sur scène depuis 2000, mais j'ai commencé à bidouiller des tracks en 1995 ! Au départ je mixais des vinyles, puis je suis passé aux CDs, et je reste encore sur CD, mais parallèlement j'ai aussi un live act avec Ableton live, un Mac et des contrôleurs midi (UC33 et Launchpad).
Je crois que l'évolution numérique apporte beaucoup plus de possibilité, de créativité et rend aussi la musique plus ludique et accessible.

Au niveau production, même question : en Mao, quel logiciel utilisais-tu à l’époque comparé à maintenant ? C’est plus facile de faire du son aujourd’hui ?

J'ai commencé sur un Atari 520 Ste, puis je suis passé sur PC et le logiciel Fast tracker, puis Acid avec Reason, et maintenant je travaille uniquement sur Ableton Live sur MAC. Aujourd'hui, c'est beaucoup plus simple de faire de la musique et pour un budget beaucoup moins élevé. Un PC ou MAC, un bon software comme Live, quelques plugins et de bonnes enceintes de monitoring suffisent pour obtenir un excellent résultat. Et bien sûr beaucoup d'inspiration et de temps...

Justement, on a entendu dire que tu travaillerais avec Greg Cerrone pour un prochain morceau. Tu confirmes ?

Oui, le morceau est déjà fini et signé sur le label de Chris Lake, Rising Music. Ça va s'appeler « Troopers » et ça sort d'ici cet été, je n'ai pas encore la date exacte.

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Quels sont tes autres projets en cours ?

Je travaille toujours sur de nouveaux tracks, avec beaucoup de sorties prévues en 2010, et aussi pas mal de remixes. Parallèlement, je fais de plus en plus de collaborations avec d'autres artistes comme Greg Cerrone, mais aussi Maverickz, Spartaque, Ben LB et Dean Newton. Plus de news prochainement…

Dj, compositeur, tu as également ton propre label Freshin Rec. Comment gères-tu ton temps entre toutes ces activités ?

C'est simple, DJ le weekend et compositeur la semaine. Par contre en ce qui concerne Freshin Records, c'est un peu au point mort, justement par manque de temps. Mais le label va bientôt faire son retour !

Tu tournes énormément en France comme à l’international. Où préfères-tu aller mixer ? Quelles destinations estivales peux-tu conseiller à nos lecteurs ?

Sans hésiter, je dirai l'Europe de l'Est, que ce soit la Russie, l'Ukraine, République Tchèque… Il y a une grosse culture electro là bas, toujours de très bonnes soirées avec un public très réceptif. Et de plus en plus de bons producteurs arrivent d'Europe de l'Est, comme Spartaque par exemple. Sinon pour ceux qui peuvent aller un peu plus loin, le Brésil a vraiment de supers clubs avec un public incroyable. Ils ont un sens de la fête surdéveloppé.

En matière de mix, peux-tu nous raconter une anecdote amusante ?

La première fois que j'ai décidé de jouer uniquement sur CD, je jouais en Espagne, près de Girone. Et je me retrouve dans un club avec une seule platine qui fonctionnait… J'ai dû jouer la moitié de mon set avec mes CDs et l'autre moitié avec les vinyles du résident du club !

Comptes-tu faire Dj toute ta vie ? Quels sont tes projets à long terme ?

Pour l'instant je n'y pense pas mais quand j'en aurai assez de mixer, je monterai une agence de booking tout en développant mon label afin de faire tourner les artistes que je signerai. Une chose est sûre, je serai toujours dans la music.

La question qui brûle les lèvres de tous les djs amateur. Alors, être une star, c’est plus facile pour les filles ?

C'est sûr que ça aide… Mais en ce qui me concerne, je ne suis pas célibataire, donc…

Pour conclure, quels conseils pourrais-tu donner à tous les jeunes artistes à qui tu sers de modèle ? Pour réussir, faut-il s’investir ou avoir un coup de chance ?

Le conseil que je peux donner c'est de toujours y croire, toujours viser très haut, mais ne jamais se prendre vraiment au sérieux et se faire plaisir avant tout. Il faut passer énormément de temps à bidouiller et apprendre chaque jour, et si on a du talent alors la chance donnera le bon coup de pouce au bon moment.


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