Shrink orchestra
Écrit par Julian Leiss

Shrink orchestra est un groupe électro français signé sur le label dijonnais Guls records. Je les rencontre aujourd’hui à l’occasion de la parution de leur nouvel album, My own enemy.
Shrink orchestra : qui, quand, où, quoi, comment ?
Shrink Orchestra, c’est trois musiciens : Shrink v (machines, claviers), Distürb (machines, scratchs) et Guyom (batterie). On a commencé à jouer ensemble en 2003… On a déjà dû jouer environ deux cents fois, un peu partout en France, dont les Eurockéennes, les Transmusicales (Bars en trans), le Glaz’art, Les Nuits Sonores, etc.
On joue une musique contrastée, clairement électro, mais avec des influences hip-hop, breakbeat et rock.
Votre deuxième album, My own enemy, est sorti le 22 juin dans les bacs. Que racontez-vous à travers ces onze nouveaux titres ?
Cet album est le résultat des deux dernières années passées à tourner. Il est emplit de tout ce qui a traversé le groupe depuis le début et des différentes influences qui nous ont marqués… On est resté assez libre sur la composition et sur ce qu’on voulait mettre à l’intérieur.
My own enemy… De quel ennemi parlez-vous ?
On parle de notre ennemi intime, de cet autre soi qui des fois nous emmène dans des travers ou des excès. Cet autre soi, indispensable à notre équilibre, empreint d’une certaine folie.
Dans le dossier de presse de l’album, une phrase est mise en exergue : « dans un monde en mutation rapide, les fous ne sont pas toujours ceux désignés comme tels… ». Pouvez-vous dire qui en est l’auteur son auteur et expliquer ce qu’elle signifie pour vous ?
En fait, cette phrase est de nous !
Autant pour moi ! Elle sonne plutôt bien…
Elle veut simplement dire qu’on est souvent prompt à juger et à définir l’autre, voire à le stigmatiser. Il y a quelques années, je suis intervenu dans un hôpital psy pour des ateliers de musicothérapie et cela m’a beaucoup marqué ! Les patients sont souvent assez touchants de part leur humanité à fleur de peau.
A l’écoute de l’album, un nom vient assez vite à l’esprit, sans que cela soit gênant : Abstrackt Keal Agram. Vous confirmez ?
Ce qui est drôle, ce que l’on ne nous rapproche jamais du même groupe… J’ai beaucoup aimé AKA il y a quelques années, je pense que c’est une belle influence, après je pense qu’on a un style différent, un peu plus massif peut être, et certainement plus dansant.
En six ans de tournées, le groupe a eu l’occasion de faire quelques belles rencontres : Pixies, Pj Harvey, Vitalic… Qu’avez-vous retiré de ces différents moments ?
Beaucoup de rencontres, des fois riches, parfois moins ; mais surtout le plaisir de monter sur scène et d’en découdre soir après soir. Quelque soit le lieu, l’affiche ou même le nombre de personnes présentes dans la salle, il y a toujours quelque chose de particulier.
Depuis vos débuts, vous avez donc réalisé deux albums et… deux cents concerts. Plus branchés par le live que par le studio ?
Pas forcément, mais on a passé pas mal de temps à définir ce qu’on voulait mettre dans cet album. Je pense que le prochain album arrivera beaucoup plus vite, peut-être dès 2010 !
Pour finir, une question de fond : qui sort avec la ravissante jeune fille apparaissant sur la pochette ?
Le frère d’un pote !!!
http://www.shrink-orchestra.com
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