Nomenklatur

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. PDFEnvoyer

Nomenklatur_1

Nomenklatür, « la techno est comme une langue vivante !». Distribué par le label français Space factory, Gift of ages distille un univers sombre et mélancolique, dont l’écoute rend vite addict. Rencontre...

2009 vient de se terminer et chacun pourra s’amuser à faire le tour des disques qui ont compté. Sur ma liste, j’écrirai le nom du premier album de Nomenklatür tout en haut.

Leiss : qui êtes-vous et depuis quand faites-vous de la musique ensemble ?


Nomenklatür : 2 Olivier(s) : ROSSI et BRUCKER ; on a commencé ensemble vers 2003 via quelques featurings et puis en 2004, on a vraiment bossé ensemble.



Leiss : pourquoi ce nom, Nomenklatür ?


Nomenklatür : c'est à la fois un terme qui signifie une sorte de charte technique qu'on utilise pour faire de la musique, car on utilise beaucoup de machines analogiques, et puis c'est un clin d'œil à Front 242 qui reste une influence majeure.



Leiss : votre premier album, Gift of ages, est sorti au mois de juin 2009. Un premier opus qui réussit à marier des styles différents (électro, EBM, techno), sans tomber dans l’écueil de l’album fourre-tout. Quel était votre état d’esprit lorsque vous l’avez enregistré ?


Nomenklatür : Gifts of ages est pour nous une sorte d'hommage à des courants comme l'EBM, la techno et l'électro façon Detroit ; on a travaillé pendant un an et demi et on a enregistré une quinzaine de tracks ; on a bossé ensuite sur le fil conducteur entre ces morceaux afin qu'il y ait une réelle cohérence.



Leiss : comment avez-vous été amené à signer sur le label de David Carretta (Space factory) ?


Nomenklatür : assez naturellement, on connaît David depuis une dizaine d'années et il avait sorti un premier maxi de Nomenklatür en 2005 ; on lui a fait écouter ensuite le projet album et il a trouvé l'idée séduisante.



Leiss : que représente David Carretta pour vous ?


Nomenklatür : un grand monsieur de l'électro !!! Il a été un des pionniers du son electro techno en France et à l'étranger en commençant sur Gigolo avec Dj Hell ; big respect pour ce moustachu.



Leiss : Olivier (Rossi), tu produis également sous le pseudo de Lab insect. A l’origine, c’était un projet techno, façon Dave Clarke. En regardant ta discographie, je me suis rendu compte qu’un des maxis s’appelait Paris EP. C’est aussi le titre du seul maxi enregistré par Choice (Shazz+Garnier+Saint Germain). Est-ce une coïncidence ?


Nomenklatür : c’est une pure coïncidence en effet. Ce maxi était un various artistes composé de divers artistes parisiens tous membres du collectif « Leitmotiv » que nous avions créé autour de Dj Stefanovitch. Pour être tout à fait honnête, j’ignorais que le EP enregistré par ces 3 chantres de la techno s’intitulait ainsi. Pour ton information, j’ai aussi sorti un maxi sur le label Choice record, qui par ailleurs a lancé Vitalic sous son autre pseudo Dima, et là aussi cela n’était qu’une coïncidence.

Nomenklatur_2

Leiss : Olivier, sois sincère… La techno, c’était mieux avant ?...


Nomenklatür : alors là je ne suis pas d’accord avec toi. La techno est comme une langue vivante, elle évolue en permanence et s’enrichit sans cesse de nouvelles influences et d’innovations technologiques. Les outils mis à notre disposition aujourd’hui permettent d’aller vraiment plus loin qu’auparavant lorsque l’on n’utilisait que de l’analogique.
Peut-être que le style techno était mieux définie avant. Certains faisaient de la house, d’autres faisaient de la trance, et d’autres encore faisaient du hardcore. A notre époque tout ceci est souvent plus confus. Mais le son est de nos jours bien mieux produit qu’auparavant et j’apprécie ça énormément. Peut-être que tu préférais la techno d’avant pour son aspect élitiste. Aujourd’hui elle est omniprésente dans tous les médias et est devenue une appellation un peu fourre-tout.



Leiss : pas pour son aspect élitiste, mais pour un aspect fédérateur, qu’elle a un peu perdu selon moi. Retour à Nomenklatür. Quelle est votre configuration live ?


Nomenklatür : on a une configuration avec 2 laptops synchronisés sur live Ableton, des contrôleurs midi, 2 machines analogiques, 2 micros et des vidéos derrière nous. On a pas mal de machines analogiques en studio, mais c'est impossible de tout réunir sur scène ...



Leiss : musicalement, vous êtes à la croisée de plusieurs styles. Votre album a d’ailleurs été chroniqué par D-Side et par Tsugi. Votre public reflète-t-il cette diversité ?


Nomenklatür : oui, tout à fait ! On a fait en septembre la première partie à la Loco de VNV nation et le public EBM goth globalement plus âgé nous a bien apprécié. En club, on compte aussi des adeptes technoïdes, donc c'est plutôt intéressant de plaire à différentes catégories de gens. On s'adapte aussi de notre côté pour coller le plus possible aux attentes si l'on joue dans une salle type concert ou en club.



Leiss : pour conclure, quel est le disque que vous recommanderiez aux lecteurs d’Inter-stice ?


Nomenklatür :
en voici même plusieurs : Louderbach/Autumn, Arnaud Rebotini/Music components, Gus gus/24/7, Krikor and the Dead Hillibillies/Land of truth, Andrew Weatherhall/A pox on the pioneers, Etienne jaumet/Night music.


Go to Beatport.com Get These Tracks Add This Player

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Agenda : Inscrivez-vous et postez vos soirées gratuitement !

<<  Février 2012  >>
 Lu  Ma  Me  Je  Ve  Sa  Di 
  
    

Inscris-toi à la newsletter !

e-Mail:

Interviews audio

x