Mandala
Écrit par Laborderie

MANDALA est un groupe formé de deux jeunes producteurs et Dj stéphanois Jérémy GARDE et Anthony BERTHOLON. Ils se sont rencontrés en 2007 à la naissance de l'association Stépha[NoiZe] créatrice d'événements dans la région Rhône-Alpes. Leurs musiques, leurs mentors (HUNTEMANN BODZIN et ROMBOY), leurs projets et leurs ambitions communes les ont amené à se réunir et à créer leur collaboration « MANDALA ». Autodidactes, ils commencent à mixer dans des bars et boites de nuit de la région stéphanoise et lyonnaise (LAB club, La Cour Des grands, le Must, Aperomix club). Ils révèlent ainsi au public leur passion pour les musiques électroniques.
Avec leur style très affirmé électro-techno mais aussi leur engouement et leur générosité derrière les platines, ils offrent aux amateurs du genre des programmations éclectiques et dynamiques. Leur ténacité dans le mix leur a permis de se produire auprès d’autres Djs de mêmes horizons tels que JULIAN JEWEIL, POPOF, ANDRE DALCAN ou encore MAX LE SALE GOSSE.
MANDALA a récemment franchit un nouveau cap et a signé ses deux premières tracks « PISTOL » et « PAGUNDA » sur le label lyonnais DIVISION VIRTUEL Records où notamment D'JAMENCY a réalisé plusieurs morceaux. Ils sont aujourd'hui en plein travail et espère un jour avoir une place auprès des grands.
Comment votre collaboration dans l’association Stephan(NoiZe) vous a conduit à la création de ce duo ? Était-ce prévu initialement ?
Anthony : Je crois qu'elle s'est faite tout naturellement. Jeremy et moi avons exactement les mêmes influences et les mêmes goûts en matière de musique électronique. Nous étions constamment à la recherche du son techno que j'aime bien appelé "dancefloor" mêlant rythmique et son "perché". Même si ce n'était pas forcément prévu, pour moi ce fut une évidence. Puis l'envie de créer NOTRE son, mettre notre touche dans la musique actuelle, a accéléré la création du duo.
Jérémy : Il est vrai que lorsque nous sommes entré dans Stephan(NoiZe) et avons commencé à être positionné sur les line up, très rapidement nous nous sommes aperçu qu’on jouait toujours successivement. Nous jouions les mêmes sons et cela nous a très fortement poussé à créer ce duo.
En quoi ce duo vous rapproche t-il ? Quelles sont vos différences ?
Anthony : Nous sommes complémentaires ; l'un ne va pas sans l'autre. A l'heure actuelle, tout nous rapproche. Nous gravitons autour de la même sensibilité musicale. Cependant, j'aurais plus tendance à calmer le jeu lors d'un set tandis que lui aurait plus l'envie de cogner avec des sons plus techno. En même temps de nos jours c'est ce que les gens veulent de plus en plus.
Jérémy : Je me rapproche de Tony sur le coté complémentaire du duo où chacun a su apporter à l'autre ses goûts musicaux. Nos points communs : la tekhouse de Marc Romboy, significative de nos débuts de set, l'électro tek de Oliver Huntemann et de Stéphane Bodzin. Notre différence : j’ai plus tendance à appuyer la rythmique du fait de mon passé « rave ».
Est ce que cela va ralentir vos activités chez Stepha(NoiZe) ? Ou au contraire ?
Anthony : Pour mon cas personnel, "oui" je quitte Stepha[NoiZe] en cette nouvelle année 2010. J'ai vraiment envie de m'investir à 100% dans la création musicale. De plus, je taffe en même temps et il me sera difficile de mener les 3. Nous avons vraiment envie de faire prendre à MANDALA une nouvelle dimension et pour cela je veux m’y consacrer.
Jérémy : Pour ma part, il est hors de question de quitter cette famille qui a permis à MANDALA d'exister. De plus, maintenant que nous avons lancé la machine, je suis encore plus motivé pour représenter les structures (association, label, etc.) qui ont fait de MANDALA ce qu’il est aujourd’hui.
Sur scène, vous produisez des prestations éclectiques et dynamiques. En quoi cela consiste? (Quels genres ?)
Anthony : Aujourd'hui, je crois que le plus dur pour un dj est de captiver les gens, malgré la soupe qu'on leur sert à la radio. Nous proposons une techno puissante mais accessible, mélangeant à la fois une rythmique techno et des "cosmics sounds" accrocheurs.
Jérémy : Nous commençons en douceur avec de la tekhousse nuancée électro minimaliste, pour enchaîner plus ou moins rapidement sur de la techno / électro techno selon la réactivité du public. Il est quand même indispensable de citer également Spektre, Fergie, Gregor Tresher, Umek qui cartonne en ce moment, ainsi que Oliver Kolesky qui sont pour nous les références musicales.
Au niveau production, quelles sont vos influences ? Comment définissez-vous votre musique ?
Anthony : J'aime bien qualifier notre musique de musique "dancefloor". Ca fait peut être un peu clubbing mais pour moi ce mot a une réelle signification. Le jeu du producteur est d'attirer l'attention sur ses sons, sur sa rythmique, tout en gardant une évolution logique dans sa musique.
Jérémy : Marc Romboy dans ses interview défini ses productions du label "Systematic" comme étant "Underground Dancefloor". C'est exactement ce qui nous caractérise. Mais effectivement, nous sommes très loin du clubbing traditionnelle et nous pourrions très facilement produire de la techno qui revient franchement.
Premier EP chez Division Virtuel. Alors, ça démarre bien ? Quelles sont vos espérances ?
Anthony : Oui nous sommes très heureux de cette collaboration et Bob (créateur et label manager) nous a fait très bonne impression et nous a surtout fait confiance. Et puis nous sommes heureux de travailler avec un label français et d’autant plus lyonnais. Mais du reste nos ambitions ne se limitent pas à la France. Nous aimerions bien voir du pays (l'Allemagne par exemple) qui serait un vrai tremplin dans le milieu électronique. Mais les places sont chères donc il va falloir sans cesse se remettre en question et faire évoluer notre son dans le bon sens.
Jérémy : C'était un objectif que l'on s'était fixé et il a été réalisé plus vite que prévu : c'est formidable tout simplement ! Nous avons effectué notre sortie dans les meilleurs conditions, on ne pouvait pas faire mieux et Bob (Atix) est un super gars. C'est avec fierté que je représente le label Division Virtuel. Les prochaines étapes seront le maxi et à moyen terme une signature sur un gros Label Allemand.
Comment contez-vous faire votre place au milieu des grands ? Pensez-vous que cela soit difficile ?
Anthony : Oui, je pense que se sera très difficile, le milieu est saturé de tout et n'importe quoi. Il faut arriver à se faire entendre, faire en sorte que notre musique arrive aux oreilles des bonnes personnes.
Jérémy : Quand on a la volonté on peu arriver a ses fins ! Oliver Huntemann n'est pas très grand, je l'ai vu plusieurs fois donc cela ne sera pas dur de se faire une place à coté de lui. Par contre Romboy avec ses 1m90......
Quels sont vos projets ? Un album serait-il en préparation ? Ou plutôt des sorties ponctuelles ?
Anthony : Pour le moment, nous nous concentrons sur la production de bonnes tracks pour être playlistés par des gros producteurs. Donc l’album viendra plus tard. Nous sommes au commencement d'une histoire et nous ne voulons pas brûler les étapes. Nous efforçons de garder une ligne de conduite qui nous mènera, je l’espère, à un succès certain.
Jérémy : Oui, je rejoins Tony sur le fait que MANDALA doit dans un premier affirmer son style musicale afin d'être reconnu par les plus grands pour ensuite peut-être faire un album, un live.
http://www.myspace.com/mandalaelectronic





Commentaires
super interview…
Bonne année à Mandala ! une année musicalement riche et festive… Citer
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