Hypnotik
Écrit par Dancefloor Hunterz, Yannick Bottalico, Pelegri Michel, Nicolas Laborderie

Le 13 mars dernier, Lyon a vibré électro! L'Hypnotik a réussi le pari de réunir plusieurs milliers de personnes autour d'un plateau composé de nombreux artistes comprenant quelques unes des plus grosses pointures internationale comme Sven Väth et Etienne de Crecy!
EUREXPO LYON / Samedi 13 mars 2010
Etienne de Crécy, Sven Väth, Jega, Etnica, Polaris, Pleiadians, Anja Schneider, Julian Jeweil, Ramon Tapia, dDamage, Djedjotronic, Mu-Ziq, Subjex, Shotu, Nil Hartman, 2080, Pedro Bucarelli, Miimo, Dj Driss, K-Ray, Acid Soda, DJ Beardy et DJ Kokmok
Le site d’Eurexpo a failli exploser suite à l’affluence de tous ces fêtards survoltés. Et pour cause, la programmation à été savamment concoctée pour donner l’envie à tous types d’amateurs de musique électronique de venir voir au moins l’une de leurs idoles. Vu l’ampleur de l’événement réalisé à l’Eurexpo de Lyon, gros pari réussi pour Elektro System avec une prestation technique, graphique et sonore hors du commun.
Que l’ont soit orienté plutôt Electro, Techno ou même Trance, on avait tous une grosse pointure à découvrir grâce à cette programmation répartie en 4 salles, comprenant 3 cartes blanches à de précieux collectifs / labels où chaque scène comprenait un hyper-guest stratégique. En effet, la salle du haut semblait plutôt réservé au fluo-kids , avec une programmation à tendance frenchy électro-clash, grosse surprise de l’événement, cette carte blanche à Art Feast lance d’entrée le buzz ! Ensuite, on descend et place à la grande scène, face à vous : des milliers de personnes avec des visuels hallucinants, il ne manquait pas grand chose pour que l’on se croit à l’Amnésia (Ibiza). Après, deux choix s’offraient à vous, à droite, le public trance était animé par le fameux label Hadra, à gauche, une culture plus underground administré par Planet Mu.
Cette programmation : du gros lourd, mais elle n’a pas oublié non plus les plus modeste comprenant les principales valeurs montantes de la région lyonnaise, qui on su prouver que Lyon reste un moteur de la culture électronique française, sans nul doute (Bravo les gas ! ndlr).
Alors, par qui commencer quand tout le monde a déchiré aux platines ?

Allez, notre coup de cœur, la scène Art-feast. L’on remarque avec félicitations les prestations de Miimo, K-ray, et Julian Jeweil qui ont su avec talent chauffer la scène juste avant Etienne de Crecy, pas évident. Justement, c’est sans doute grâce à ce public survolté que Mr de Crecy nous a pondu un set carrément agressif et mélodieux (si si, ça existe) qui a donné une ambiance de folie dans un tout petit espace surpeuplé (et qui à malheureusement empêcher à Mr De Crecy d’emmener son fameux cube). Tous les âges se côtoyaient et hurlaient sur les breaks et les montées acides. Mémorable ! Malgré les années qui passent, il continu de nous prouver qu’il reste un maître en la matière. Dans la foulée Djedjotronic a produit un set d’anthologie : ultra pêchu et groovy à souhait, il nous donnait tout simplement l’envie de danser pendant des heures, jusqu’au bout de la nuit... et ce fut chose faite ! A noter également l’originalité de l’installation visuelle, où devant la scène du collectif l’on pouvait découvrir des téléviseurs amoncelés qui crachaient des lueurs pulsées selon les rythmes, accompagné de drapeau flottant réfléchissant les rétroprojecteurs de nos amis les Vjs. Top !
Retrouvez les interviews de K-Ray & Miimo ci-dessous:
Plus bas, dans la grande salle, après une chauffe également réussie de Pedro Buracelli, Acid Soda, Anja Schneider, c’est Ramon Tapia qui nous régalé d’une techno qui tape la ou sa fait du bien…confirmé au vu des nombreux commentaires que nous avons pu découvrir sur le net le concernant, suite à l’évènement. Tant attendu et peut-être un peu trop, Sven Väth est resté dans un style plus mental et techno, voire un peu sombre par moment… Rien à voir avec sa mythique prestation au 10 ans de la Cocoon à l’Amnésia (on y était !). Une ambiance limite, un peu spatiale régnait dans ce Hall où la star à mixer pendant 4h. Le must, c’était des visuels magiques (canons à confettis, lances flammes, écran géants), avec un Vjing à la hauteur de l’événement de Firestarter, sans oublier les décorations suspendues aux plafonds pour parfaire le style lunaire. Vraiment Hypnotik !

La rançon du succès, seul Hic et non des moindres : La gestion de l’espace…
Les halls choisis au sein d’EUREXPO ont parfois été trop petits pour contenir les immenses foules venues de toutes la France. On a d’ailleurs eu des belles frayeurs à plusieurs reprises ! Des l’entrée, des mouvements de foule se sont fait ressentir dans la file d’attente qui a pris du retard suite aux fouilles qui ralentissait le passage. Le plus flippant fut quand même, la grosse pression autour des Vjs planté au milieu de la scène, face à Sven Väth. Aucun podium pour les surélever, les petites barrières n’étaient pas fixées solidement entre elles. Les centaines de personnes poussaient tout autour et le crush n’a pu tenir que grâce aux bras de ceux qui luttaient à l’intérieur. Heureusement qu’ils sont costauds !
Sans parler de l’escalier « de la mort », seul offrant l’accès sur les 3 scènes électro du bas. C’est surtout à cause d’une salle beaucoup remplie lors de la prestation d’Etienne de Crecy, surtout à la fin ou Sven Väth débutait la sienne. Cet escalier plongeait directement dans un courant de personnes compressées qui se marchaient toutes sur les pieds. Très vite alerté, les services de sécurité sont venus rapidement mettre de l’ordre dans le passage des foules, avant qu’une chute pouvant en entrainer beaucoup d’autre ne se produise. On ne parlera même pas des minis toilettes impraticables à partir de minuit, ce qui a obligé un bon nombre d’auditeurs à aller faire leurs besoins dehors, au fond du coin fumeur… pas très clean, mais on comprend l’urgence pour certains .
On peut également regretter un léger manque de communication en ce qui concerne les ordres de passages des artistes, pourtant affiché mais pas toujours évident à trouver Il fallait vraiment être un averti pour reconnaitre chaque artiste.
On peut tout de même mettre ces petits détails sur le compte de la rançon du succès, car la cause est que vous avez été tellement nombreux à venir ! Elektro System peut maintenant cocher la case des choses à faire, celle d’avoir rempli l’Eurexpo! Félicitations !
Pour conclure, un seul mot nous vient à l’esprit pour décrire cette soirée évènement: une Réussite, malgré un coût d’entrée trop élevé à notre goût, vous en avez eu pour votre argent !
Alors, à quand la prochaine?
Plus d'info sur Elektro System:
Merci à la participation dans ce reportage de Dancefloor Hunterz. Texte et photos : Seb de Dancefloor Hunterz, Yannick La Technique, Michel Pellegri, Nicolas Laborderie. Montage vidéo : Raphael Giagnorio.
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